Cette rétention dure 72 heures.

Dans ce délai, le préfet va, le plus souvent, prononcer une suspension administrative du permis.

La situation devient plus grave encore lorsque l’excès atteint 50 km/h ou plus. Depuis le 29 décembre 2025, ce dépassement constitue un délit, même en l’absence de récidive. Le conducteur s’expose alors à une procédure pénale, à un retrait de 6 points, à une amende, à une peine d’emprisonnement encourue et à plusieurs sanctions complémentaires pouvant viser le permis ou le véhicule.

Cette page vous explique ce qui se passe après le contrôle, les sanctions réellement encourues et les décisions à prendre rapidement. L’objectif est simple : vous permettre de comprendre votre situation avant qu’une suspension, une poursuite ou une erreur de procédure ne produise des effets difficiles à corriger.

Les conseils de Maître KIRMEN

Il est important d’agir vite si vous voulez vous donner une chance de récupérer votre permis de conduire dans les meilleures conditions.

À l’expiration des 72 heures suivant la rétention, il faut impérativement reprendre contact avec les forces de l’ordre afin de connaître les suites données à la procédure.

Votre permis vient d’être retenu après un grand excès de vitesse ?

Appelez le cabinet pour faire le point rapidement sur la rétention, la suspension préfectorale et les démarches utiles à engager.

Appeler le cabinet

À retenir

  • À partir de 40 km/h au-dessus de la vitesse autorisée, le permis peut être retenu immédiatement après interception du véhicule.
  • La rétention dure 72 heures et peut être suivie d’une suspension administrative.
  • À partir de 50 km/h, l’infraction constitue un délit depuis le 29 décembre 2025.
  • Une analyse rapide du dossier permet de vérifier la procédure, les délais et les options utiles.

Grand excès de vitesse : de quoi parle-t-on exactement ?

L’expression « grand excès de vitesse » recouvre deux situations qu’il faut absolument distinguer :

Cette distinction n’est pas seulement théorique. Elle change :

Excès de vitesse supérieur ou égal à 40 km/h et inférieur à 50 km/h

Un dépassement compris entre 40 et 49 km/h constitue une contravention de 4e classe.

Il entraîne notamment :

Lorsque l’excès d’au moins 40 km/h est constaté au moyen d’un appareil homologué et que le véhicule est intercepté, les forces de l’ordre procèdent généralement à la rétention immédiate du permis.

Cette rétention n’est pas encore une suspension. Elle ouvre une période de 72 heures pendant laquelle le préfet peut prendre un arrêté de suspension administrative.

Note de l’avocat

Dans la pratique, il faut souvent s’attendre à une suspension préfectorale de 4 mois pour un excès de vitesse compris entre 40 et 49 km/h. C’est la durée régulièrement appliquée par les préfectures dans ce type de dossier.

Excès de vitesse de 50 km/h ou plus : un délit depuis le 29 décembre 2025

Depuis le 29 décembre 2025, dépasser la vitesse autorisée de 50 km/h ou plus constitue un délit, y compris lorsqu’il s’agit d’une première infraction.

Le conducteur encourt notamment :

Parce qu’il s’agit désormais d’un délit, une condamnation peut également soulever la question du casier judiciaire, selon la décision rendue et le bulletin concerné.

À partir de 50 km/h au-dessus de la vitesse autorisée, le dossier ne relève donc plus seulement d’un problème de permis ou de points. Il comporte un véritable enjeu pénal.

Rétention, suspension administrative, suspension judiciaire : trois notions à ne pas confondre

La rétention du permis

La rétention est une mesure immédiate prise par les forces de l’ordre lors du contrôle.

Elle peut intervenir après un excès de vitesse d’au moins 40 km/h, lorsque le véhicule est intercepté et que l’infraction est constatée dans les conditions prévues par les textes.

Elle dure 72 heures. Pendant ce délai, vous n’avez plus le droit de conduire.

La suspension administrative

La suspension administrative est une décision prise par le préfet.

Lorsqu’elle suit une rétention, elle doit intervenir dans le délai de 72 heures. Elle interdit de conduire pendant la durée fixée dans l’arrêté préfectoral.

Cette mesure est prise avant toute décision du tribunal.

Note de l’avocat

En pratique, attendez-vous fréquemment à une suspension de :

  • 4 mois pour un excès de vitesse compris entre 40 et 49 km/h ;
  • 6 mois pour un excès de vitesse supérieur ou égal à 50 km/h.

La suspension judiciaire

La suspension judiciaire est prononcée par le tribunal dans le cadre du traitement de l’infraction.

Elle intervient après la phase administrative, lorsque l’affaire est examinée sur le plan judiciaire.

Lorsque le tribunal prononce une suspension judiciaire avant la fin de la suspension administrative, la suspension judiciaire se substitue à la suspension préfectorale. Les deux durées ne s’additionnent donc pas.

La suspension judiciaire peut être :

Cette articulation entre les deux mesures donne une importance particulière à la préparation de la phase judiciaire.

Votre situation dépend de votre dossier

Deux conducteurs contrôlés pour un excès de vitesse qui paraît comparable peuvent se retrouver dans des situations très différentes.

Le seuil retenu, le mode de constatation, l’existence ou non d’une interception, les antécédents, le solde de points, la situation professionnelle et les documents remis au conducteur modifient l’analyse.

Que se passe-t-il après un contrôle pour grand excès de vitesse ?

Après un contrôle pour grand excès de vitesse, la procédure suit généralement plusieurs étapes.

Le contrôle et l’interception du véhicule

Les forces de l’ordre constatent le dépassement de vitesse. Lorsque l’excès atteint au moins 40 km/h et que les conditions légales sont réunies, elles peuvent retenir immédiatement le permis de conduire.

La rétention du permis pendant 72 heures

La rétention commence dès sa notification. Pendant cette période, il est interdit de conduire.

La décision du préfet

Dans le délai de 72 heures, le préfet peut prononcer une suspension administrative du permis. Cette suspension prend alors le relais de la rétention.

La procédure judiciaire

L’infraction suit ensuite son cours sur le plan judiciaire. Selon les cas, vous pouvez recevoir :

La décision rendue sur l’infraction

Le tribunal, ou l’autorité compétente selon la procédure engagée, statue sur l’infraction.

La décision peut avoir des conséquences sur :

Ce que vous risquez concrètement après un grand excès de vitesse

Les conséquences d’un grand excès de vitesse ne se limitent pas au paiement d’une amende.

Elles touchent directement :

Les conséquences sur votre permis de conduire

Entre 40 et 49 km/h au-dessus de la vitesse autorisée

Vous vous exposez à :

Le juge peut également ordonner :

À partir de 50 km/h au-dessus de la vitesse autorisée

Le dossier relève du délit.

Vous vous exposez à :

Le retrait de points

Le nombre de points retirés dépend du dépassement retenu :

DépassementRetrait de points
Excès de vitesse de 40 à 49 km/h4 points
Excès de vitesse de 50 km/h ou plus6 points

Ce sujet devient particulièrement sensible lorsque :

Dans ce dernier cas, le permis peut être invalidé pour solde nul.

L’amende, le tribunal et le risque pénal

Excès de vitesse de 40 à 49 km/h

L’infraction reste contraventionnelle.

Elle entraîne :

Excès de vitesse de 50 km/h ou plus

L’infraction constitue un délit.

Le conducteur s’expose à :

Convocation, ordonnance pénale : quelle suite judiciaire après le contrôle ?

Après un grand excès de vitesse, plusieurs suites judiciaires sont possibles.

Vous pouvez recevoir :

L’ordonnance pénale n’est pas nécessairement définitive. Vous pouvez former opposition dans un délai :

Il faut donc lire immédiatement tout courrier judiciaire reçu. Laisser expirer un délai par négligence peut fermer une option utile.

L’immobilisation, la mise en fourrière ou la confiscation du véhicule

En cas d’excès de vitesse très important, notamment à partir de 50 km/h ou plus, le véhicule peut être :

En cas de récidive de grand excès de vitesse, la confiscation du véhicule est prévue comme obligatoire en principe. Le tribunal peut ne pas la prononcer, mais il doit alors motiver spécialement sa décision.

Les conséquences sur le travail et la vie quotidienne

Pour de nombreux conducteurs, le premier problème n’est pas l’amende. C’est la perte brutale du droit de conduire.

Une suspension de permis peut entraîner :

Cette réalité doit être documentée et intégrée dans l’analyse du dossier.

Que faire immédiatement après le contrôle ?

Après un grand excès de vitesse, il ne faut pas attendre passivement. Les premières heures et les premiers jours servent à comprendre la procédure et à sécuriser les éléments utiles du dossier.

Lire attentivement les documents remis par les forces de l’ordre

Selon la situation, vous pouvez recevoir :

Ces pièces permettent d’identifier :

Identifier immédiatement si vous êtes en rétention ou sous suspension

La rétention commence au moment du contrôle.

La suspension administrative intervient ensuite, par arrêté préfectoral.

Dans les deux cas, vous n’avez pas le droit de conduire.

Il faut donc vérifier précisément :

Ne pas conduire tant que votre droit à conduire n’est pas rétabli

Même si vous avez besoin de votre voiture pour travailler, vous ne devez pas reprendre le volant lorsque votre permis est retenu ou suspendu.

La conduite malgré rétention ou suspension constitue une infraction distincte et aggrave nettement la situation.

Conserver tous les courriers et toutes les notifications

Un dossier de défense se construit sur des pièces précises.

Conservez notamment :

Les dates de réception et de notification peuvent devenir déterminantes.

Réunir les documents utiles avant de demander une analyse

Avant de solliciter une analyse du dossier, préparez autant que possible :

Documents utiles à préparer

Pour une première analyse, réunissez :

Quels recours ou options peuvent être étudiés ?

Il n’existe pas de stratégie automatique. Avant toute chose, il faut identifier la mesure en cause, la procédure engagée et les délais encore ouverts.

La priorité peut être :

Examiner la suspension administrative prononcée par le préfet

Lorsqu’une suspension administrative a été prise, plusieurs points doivent être vérifiés :

Selon le dossier, il est possible d’engager :

L’intérêt de ces recours dépend de la décision reçue, de sa notification et de l’urgence concrète de la situation.

À savoir : déposer un recours contre une suspension administrative ne permet pas de reprendre le volant automatiquement. Tant qu’aucune décision favorable n’est intervenue, l’arrêté préfectoral continue de s’appliquer.

Distinguer la procédure administrative de la procédure pénale

Un même contrôle peut produire deux conséquences distinctes :

Ces deux volets doivent être analysés séparément.

Une défense sérieuse identifie :

Évaluer l’intérêt d’une contestation ou d’une défense

L’analyse peut porter sur :

L’objectif n’est pas de contester par principe. Il s’agit d’identifier les arguments réellement exploitables et de choisir une stratégie cohérente.

Ce que le cabinet peut vérifier dans la procédure

Selon les pièces disponibles, le cabinet peut notamment examiner :

Ces vérifications permettent d’évaluer sérieusement la procédure et d’identifier, lorsqu’ils existent, les points de fragilité du dossier.

Faire attention au paiement de l’amende lorsqu’un retrait de points est en jeu

Lorsque l’infraction relève d’une procédure d’amende forfaitaire, le paiement produit des conséquences juridiques, notamment sur le retrait de points.

Avant de payer, il faut mesurer l’impact de cette décision si :

Étudier la comparution volontaire pour éviter une attente trop longue

Dans certains dossiers, le cabinet peut solliciter une comparution volontaire afin de demander un passage plus rapide devant la juridiction compétente.

Cette démarche peut présenter un intérêt particulier lorsque :

La comparution volontaire n’est pas automatique. Elle dépend de la procédure en cours et de l’acceptation de la juridiction ou du parquet concerné.

Anticiper les démarches nécessaires pour récupérer le permis

Selon la durée de la suspension, la récupération du permis peut nécessiter :

Ces formalités doivent être anticipées. Les négliger retarde souvent la récupération effective du droit de conduire.

Les erreurs fréquentes à éviter après un grand excès de vitesse

Confondre rétention et suspension

La rétention dure 72 heures. La suspension administrative intervient ensuite par arrêté préfectoral.

Ces deux mesures ne sont pas identiques, mais elles ont un point commun : elles interdisent de conduire.

Laisser passer les 72 premières heures sans comprendre la situation

Les premières heures comptent.

Il faut immédiatement :

Minimiser un excès de vitesse de 50 km/h ou plus

Depuis le 29 décembre 2025, l’excès de vitesse d’au moins 50 km/h est un délit.

Il expose à des sanctions pénales plus lourdes qu’une simple contravention.

Payer trop vite sans mesurer l’effet sur les points

Le paiement d’une amende peut déclencher le retrait de points correspondant.

Cette décision mérite d’être examinée lorsque le permis est déjà fragilisé.

Ne pas conserver les pièces du dossier

Une date de notification, une mention sur l’avis de rétention ou une ordonnance pénale reçue par courrier peuvent devenir décisives.

Sans documents précis, l’analyse du dossier devient plus incertaine.

Ignorer une convocation, une ordonnance pénale ou une décision reçue

Une convocation ou une ordonnance pénale appelle une réaction rapide.

Laisser expirer un délai d’opposition ou de recours peut fermer certaines options.

Attendre la fin de la suspension pour préparer la récupération du permis

Les démarches médicales et administratives doivent être anticipées.

Attendre le dernier moment retarde souvent la restitution effective du permis.

Attention aux décisions prises dans la précipitation

Après un grand excès de vitesse, plusieurs décisions produisent des effets durables : payer une amende, laisser expirer un délai, négliger une convocation ou attendre trop longtemps pour préparer la récupération du permis.Une analyse rapide du dossier permet de hiérarchiser les priorités.

Suspension, convocation ou ordonnance pénale après un grand excès de vitesse ?

Avant de prendre une décision qui pourrait peser sur votre permis, appelez le cabinet pour vérifier les délais, les recours et les options possibles.

Appeler le cabinet

Comment un avocat peut vous accompagner après un grand excès de vitesse

Le rôle de l’avocat est d’analyser la situation, de vérifier la procédure et de préparer une défense adaptée aux enjeux réels du dossier.

Analyser précisément la situation du conducteur

Le cabinet examine notamment :

Vérifier la régularité de la procédure

Le cabinet analyse notamment :

Préparer une stratégie adaptée au risque principal

Tous les dossiers ne présentent pas le même enjeu.

Selon la situation, la priorité peut être :

Intervenir sur les recours utiles

Selon le dossier, le cabinet étudie :

Assister le conducteur dans la procédure judiciaire

Lorsque l’affaire donne lieu à une procédure pénale ou à une audience, le cabinet accompagne le conducteur :

Intervenir sur l’ensemble du territoire français

Le cabinet accompagne les conducteurs confrontés à une rétention, une suspension ou une procédure liée au permis de conduire et aux infractions routières sur l’ensemble du territoire français.

Une pratique centrée sur le permis de conduire

Le cabinet intervient depuis plus de 15 ans auprès des conducteurs dont le permis est menacé.

Sa pratique est centrée sur :

Chaque dossier est analysé individuellement, en tenant compte des pièces, des délais et des conséquences concrètes pour le conducteur.

Ils nous sollicitent pour notre expertise

Le cabinet est régulièrement sollicité par les médias pour son expertise en droit routier et permis de conduire.

Un engagement aux côtés des automobilistes

Le cabinet est engagé aux côtés d’associations de défense des automobilistes, notamment la FNEC et l’ANDEVI.

Cet engagement s’inscrit dans une pratique quotidienne des problématiques liées au permis de conduire, aux droits des conducteurs et aux conséquences concrètes des sanctions routières.

Situations particulières : quand le dossier devient plus sensible

Vous êtes conducteur professionnel ou votre emploi dépend de votre permis

La suspension du permis peut avoir un impact immédiat sur votre activité.

Il est essentiel de réunir les justificatifs permettant de démontrer :

Ces éléments peuvent être utiles dans la préparation de la défense.

Vous avez un permis probatoire

Le retrait de 4 points pour un excès de vitesse de 40 à 49 km/h ou de 6 points pour un excès de 50 km/h ou plus peut fragiliser très rapidement un permis probatoire.

L’analyse du solde de points devient alors prioritaire.

Votre solde de points est déjà faible

Un retrait de 4 ou 6 points peut entraîner une invalidation du permis pour solde nul.

Il faut alors examiner :

Vous êtes poursuivi pour un excès de vitesse de 50 km/h ou plus

Cette situation appelle une vigilance renforcée.

Le dossier comporte désormais un volet pénal. Il faut donc traiter à la fois :

Vous êtes en état de récidive de grand excès de vitesse

En cas de récidive, le risque s’aggrave nettement.

La confiscation du véhicule est alors prévue comme obligatoire en principe. Le tribunal peut y renoncer, mais uniquement par une décision spécialement motivée.

Une telle situation exige une analyse approfondie :

Vous avez déjà des antécédents routiers

Des antécédents peuvent peser dans l’appréciation du dossier, notamment lorsqu’il existe déjà :

Vous avez été flashé sans interception

La situation est différente lorsqu’il n’y a pas eu d’interception immédiate.

La présente page vise d’abord les conducteurs contrôlés sur place, avec rétention ou risque de suspension immédiate. En cas de flash sans interception, les questions à traiter ne sont pas les mêmes, notamment sur l’identification du conducteur et la procédure suivie.

Grand excès de vitesse : les questions fréquentes

Un excès de vitesse de 40 km/h peut-il entraîner une rétention du permis ?

Oui. Lorsque le dépassement est d’au moins 40 km/h, qu’il est constaté dans les conditions prévues par les textes et que le véhicule est intercepté, les forces de l’ordre peuvent retenir immédiatement le permis de conduire. Cette mesure peut ensuite être suivie d’une suspension administrative prononcée par le préfet.

Combien de temps dure la rétention du permis après un grand excès de vitesse ?

La rétention du permis dure 72 heures. Pendant ce délai, le préfet peut prononcer une suspension administrative. Il faut donc lire immédiatement les documents remis et surveiller les notifications reçues.

Que faire si aucune suspension n’est notifiée après les 72 heures ?

Si aucune suspension administrative ne vous a été notifiée à l’issue des 72 heures suivant la rétention, il faut prendre immédiatement contact avec les forces de l’ordre afin de connaître les suites de la procédure et de vérifier si votre permis peut être récupéré.

Quelle est la différence entre un excès de vitesse de 40 km/h et de 50 km/h ?

Entre 40 et 49 km/h, l’infraction reste contraventionnelle et entraîne notamment un retrait de 4 points.

À partir de 50 km/h, l’infraction constitue un délit, avec un retrait de 6 points et un risque pénal plus important.

Un excès de vitesse de 50 km/h ou plus est-il toujours un délit ?

Oui. Depuis le 29 décembre 2025, tout dépassement égal ou supérieur à 50 km/h de la vitesse autorisée constitue un délit, même en l’absence de récidive.

Combien de points perd-on après un grand excès de vitesse ?

Le retrait est de :

Combien de temps peut durer une suspension administrative pour excès de vitesse ?

La durée figure dans l’arrêté préfectoral. Elle varie selon les éléments du dossier et peut priver le conducteur de son droit de conduire pendant plusieurs mois.

La suspension judiciaire s’ajoute-t-elle à la suspension administrative ?

Non. Lorsque le tribunal prononce une suspension judiciaire avant la fin de la suspension administrative, elle la remplace. Les deux durées ne se cumulent donc pas.

Peut-on contester une suspension administrative pour grand excès de vitesse ?

Oui. Selon la décision reçue, il est possible d’étudier un recours administratif auprès du préfet ou un recours devant le tribunal administratif. L’analyse dépend du contenu de l’arrêté, de sa notification et des délais encore ouverts.

Le recours contre la suspension administrative permet-il de reconduire immédiatement ?

Non. Le dépôt d’un recours contre la suspension administrative n’autorise pas à reprendre le volant automatiquement. Tant qu’aucune décision favorable n’est intervenue, l’interdiction de conduire reste applicable.

Peut-on conduire pendant la rétention du permis ?

Non. La rétention retire immédiatement le droit de conduire. Reprendre le volant pendant cette période constitue une nouvelle infraction et aggrave fortement la situation.

Faut-il payer immédiatement l’amende après un grand excès de vitesse ?

Non, pas avant d’avoir mesuré les conséquences de ce paiement. Dans les procédures concernées, le règlement de l’amende produit notamment un effet sur le retrait de points. Si votre permis est fragile, la décision doit être prise avec prudence.

Quel délai pour contester une ordonnance pénale ?

Le délai dépend de la nature de l’ordonnance :

Qu’est-ce qu’une comparution volontaire après un grand excès de vitesse ?

La comparution volontaire consiste à solliciter un passage plus rapide devant la juridiction compétente.

Elle peut être étudiée lorsque la suspension administrative s’applique déjà et que la procédure judiciaire tarde à être examinée. Son acceptation dépend de l’autorité compétente.

Faut-il passer une visite médicale pour récupérer son permis ?

Cela dépend de la durée de la suspension. Lorsque les textes imposent une visite médicale ou des examens psychotechniques, ces démarches doivent être anticipées pour éviter de retarder la récupération du permis.

Peut-on obtenir un aménagement pour continuer à conduire pour travailler ?

La réponse dépend de la nature de la mesure et de la juridiction saisie. Dans certains dossiers, la situation professionnelle peut être présentée au juge afin de solliciter une décision adaptée, lorsque la loi le permet.

Quand faut-il contacter un avocat après un grand excès de vitesse ?

Il est utile de faire analyser rapidement le dossier lorsque :

Grand excès de vitesse : ne pas agir dans la précipitation

Un grand excès de vitesse peut produire des effets immédiats et durables : rétention du permis, suspension administrative, perte de points, procédure judiciaire et, à partir de 50 km/h ou plus, qualification délictuelle avec un risque pénal renforcé.

Il ne faut ni banaliser la situation, ni agir dans la précipitation.

Les premières décisions doivent être prises à partir :

Pour aller plus loin sur le grand excès de vitesse

Un grand excès de vitesse entraîne souvent des conséquences immédiates sur le permis. Le conducteur peut d’abord faire l’objet d’une rétention de permis, puis d’une suspension administrative. Certaines irrégularités doivent alors être examinées avec attention, notamment en cas d’erreur sur l’avis de rétention.

La situation est encore plus sensible lorsqu’elle concerne un conducteur en permis probatoire. Après une suspension, il peut aussi être utile de comprendre dans quels cas une demande de comparution volontaire peut permettre d’accélérer l’examen du dossier.