Plusieurs méthodes peuvent être employées : l’observation du comportement et des signes cliniques, l’analyse de l’air expiré, ainsi que le dosage de l’éthanol dans le sang. D’autres matrices biologiques, notamment l’urine ou les cheveux, permettent également de mettre en évidence une consommation d’alcool, mais ne permettent généralement pas de déterminer directement l’alcoolémie au moment précis d’un contrôle.
Dans le domaine routier, une distinction est généralement opérée entre les méthodes de dépistage, destinées à déterminer rapidement si une personne est susceptible de présenter une concentration d’alcool supérieure à un seuil donné, et les méthodes quantitatives ou probatoires, destinées à mesurer cette concentration avec une précision suffisante pour servir de fondement à une procédure administrative ou judiciaire. En France, cette distinction correspond notamment à celle existant entre l’éthylotest, utilisé pour le dépistage, et l’éthylomètre, utilisé pour mesurer la concentration d’alcool dans l’air expiré.
Principe général de la mesure de l’alcoolémie
Au sens strict, l’alcoolémie désigne la concentration d’éthanol dans le sang. Elle est habituellement exprimée en grammes d’alcool par litre de sang.
Après ingestion, l’éthanol est absorbé principalement au niveau de l’intestin grêle, passe dans la circulation sanguine puis se répartit dans les compartiments aqueux de l’organisme. Une partie de l’éthanol présent dans le sang diffuse dans l’air contenu dans les alvéoles pulmonaires. La concentration d’alcool dans l’air expiré peut ainsi être utilisée pour évaluer l’imprégnation alcoolique d’une personne.
La relation entre la concentration sanguine d’alcool, généralement désignée par l’abréviation anglaise BAC (blood alcohol concentration), et la concentration dans l’air expiré, ou BrAC (breath alcohol concentration), repose sur les échanges entre le sang pulmonaire et l’air alvéolaire. Cette relation présente cependant une variabilité physiologique individuelle. Pour cette raison, les législations qui utilisent l’analyse de l’air expiré définissent généralement directement un seuil légal exprimé en masse d’alcool par volume d’air plutôt que de convertir systématiquement le résultat en une concentration sanguine théorique.
En France, les seuils ordinaires de 0,50 g/L de sang et de 0,25 mg/L d’air expiré sont prévus parallèlement par le Code de la route. Pour certains conducteurs, notamment ceux titulaires d’un permis probatoire, les seuils sont respectivement de 0,20 g/L et de 0,10 mg/L. La qualification délictuelle intervient à partir de 0,80 g/L de sang ou de 0,40 mg/L d’air expiré.
Contrôle comportemental et examen clinique
L’alcool peut modifier différentes fonctions psychomotrices et neurologiques. L’observation du comportement constitue donc l’une des méthodes les plus anciennes d’évaluation d’un état d’intoxication.
Les signes susceptibles d’être recherchés comprennent notamment :
- des troubles de l’équilibre et de la coordination ;
- une démarche instable ;
- des difficultés d’élocution ;
- une diminution de la précision des mouvements ;
- une altération de l’attention ;
- des réactions ralenties ;
- une modification du comportement ;
- certains mouvements involontaires des yeux, notamment le nystagmus.
Ces signes ne sont toutefois pas spécifiques de l’alcool. Ils peuvent également résulter de la consommation de médicaments ou de substances psychoactives, de certaines pathologies neurologiques, d’une fatigue importante ou d’autres causes médicales. L’examen comportemental ne permet donc pas, à lui seul, de déterminer quantitativement une alcoolémie.
Tests comportementaux standardisés
Dans certains pays, notamment aux États-Unis, les forces de l’ordre utilisent des batteries standardisées de tests psychophysiques appelées Standardized Field Sobriety Tests ou SFST.
La batterie standardisée développée par la National Highway Traffic Safety Administration comprend principalement trois épreuves :
- l’observation du nystagmus horizontal du regard (Horizontal Gaze Nystagmus) ;
- l’épreuve consistant à marcher sur une ligne puis à effectuer un demi-tour (Walk-and-Turn) ;
- l’épreuve consistant à se tenir sur une jambe (One-Leg Stand).
D’autres tests, tels que le fait de porter un doigt au nez, ont également été employés historiquement mais ne font pas partie de la batterie principale standardisée par la NHTSA.
Ces tests permettent d’apprécier l’existence d’une altération des capacités psychomotrices. Ils ne constituent pas une mesure directe de la concentration d’éthanol dans l’organisme.
Examen du comportement en France
L’examen du comportement n’est pas totalement absent du droit français.
Le Code de la santé publique prévoit, dans le cadre de certaines vérifications médicales, cliniques et biologiques de l’état alcoolique, un examen de comportement réalisé par l’officier ou l’agent de police judiciaire. Son résultat est consigné sur une fiche spécifique. Les vérifications proprement dites comprennent ensuite un examen clinique médical avec prise de sang, l’analyse du sang et l’interprétation médicale des résultats.
Cet examen ne doit toutefois pas être confondu avec les batteries de tests psychophysiques standardisées utilisées dans certains pays comme moyen courant de détection d’une conduite sous influence.
Éthylotest
L’éthylotest est un dispositif destiné au dépistage de l’imprégnation alcoolique par l’air expiré. Son rôle principal est de déterminer si la concentration d’alcool est susceptible d’atteindre ou de dépasser un seuil prédéfini.
Il existe principalement des éthylotests chimiques et des éthylotests électroniques.
En droit français, l’éthylotest constitue un instrument de dépistage et ne doit pas être confondu avec l’éthylomètre utilisé pour établir quantitativement la concentration d’alcool susceptible d’être retenue dans une procédure judiciaire. Les épreuves de dépistage permettent essentiellement de présumer l’existence d’un état alcoolique.
Éthylotest chimique
L’éthylotest chimique est généralement un dispositif à usage unique. L’utilisateur expire dans un ballon ou directement dans un dispositif contenant un réactif chimique. L’air est ensuite mis en contact avec ce réactif.
Les premiers dispositifs de ce type reposaient notamment sur l’oxydation de l’éthanol par le dichromate de potassium en milieu acide. La réaction entraîne une modification de la coloration du réactif, dont l’importance dépend de la quantité d’éthanol présente dans l’échantillon d’air.
Ce principe a notamment été employé dans le Breathalyzer développé dans les années 1950 par Robert Borkenstein. Les dispositifs colorimétriques ont ensuite été largement utilisés pour le dépistage routier.
Un éthylotest chimique est généralement conçu pour indiquer si une concentration déterminée est atteinte ou dépassée. Il s’agit donc essentiellement d’une analyse qualitative ou semi-quantitative, contrairement à l’éthylomètre qui fournit une valeur numérique.
En France, la réglementation actuelle n’impose pas l’utilisation d’une substance chimique déterminée. Elle fixe des exigences de sécurité et de fiabilité auxquelles doivent répondre les dispositifs commercialisés.
Éthylotest électronique
Les éthylotests électroniques sont réutilisables et utilisent un capteur permettant de détecter l’éthanol présent dans l’air expiré.
Plusieurs technologies peuvent être employées.
Les capteurs électrochimiques, souvent appelés fuel cells ou cellules électrochimiques, provoquent l’oxydation de l’éthanol sur une électrode. Cette réaction produit un courant électrique dont l’intensité est corrélée à la quantité d’éthanol contenue dans l’échantillon.
Les capteurs à semi-conducteur, généralement constitués d’oxydes métalliques, présentent une variation de leur conductivité électrique lorsqu’ils sont exposés à certains composés volatils, dont l’éthanol. Ils sont généralement moins spécifiques que les cellules électrochimiques et peuvent être davantage sensibles à d’autres substances présentes dans l’air expiré ou dans l’environnement.
Les appareils utilisant des cellules électrochimiques sont aujourd’hui fréquemment employés dans les dispositifs portatifs de mesure de l’alcool dans l’air expiré.
La nature électronique de l’appareil ne détermine toutefois pas à elle seule sa valeur juridique. Un appareil électronique peut être conçu pour un simple dépistage ou, s’il satisfait aux exigences métrologiques et réglementaires applicables, pour effectuer une mesure probatoire.
Éthylomètre
L’éthylomètre est un instrument de mesure destiné à déterminer quantitativement la concentration d’éthanol dans l’air expiré.
Il doit être distingué de l’éthylotest : alors que ce dernier sert principalement au dépistage, l’éthylomètre fournit une valeur chiffrée exprimée notamment en milligrammes d’alcool par litre d’air expiré.
Prélèvement de l’air expiré
Pour obtenir une mesure représentative, l’appareil cherche à analyser la partie profonde de l’air expiré, correspondant principalement à l’air provenant des alvéoles pulmonaires.
Au début d’une expiration, l’air expulsé provient en partie de la bouche, de la trachée et des bronches. À mesure que l’expiration se poursuit, la proportion d’air provenant des zones pulmonaires profondes augmente. Les analyseurs peuvent donc contrôler le profil de l’expiration ou n’effectuer la mesure qu’une fois certaines conditions de débit, de volume ou de stabilité remplies.
Technologies de mesure
Les éthylomètres peuvent utiliser plusieurs principes physicochimiques.
Spectrométrie infrarouge
L’éthanol absorbe certaines longueurs d’onde du rayonnement infrarouge. Un faisceau infrarouge traverse l’échantillon d’air expiré et l’instrument mesure l’absorption du rayonnement.
L’importance de l’absorption permet d’estimer la concentration d’éthanol. Les instruments utilisant plusieurs longueurs d’onde peuvent également améliorer la distinction entre l’éthanol et certaines substances susceptibles d’interférer avec la mesure.
Cellule électrochimique
Des éthylomètres peuvent également utiliser une cellule électrochimique. L’éthanol est oxydé à la surface d’une électrode et la réaction produit un signal électrique proportionnel à la quantité d’alcool présente.
Certains instruments associent plusieurs technologies afin d’améliorer la spécificité de l’analyse. Les technologies infrarouges et électrochimiques sont les deux principaux systèmes employés dans les analyseurs modernes destinés aux mesures probatoires.
Éthylomètres en France
En France, la vérification de l’état alcoolique peut être réalisée au moyen d’un appareil analysant l’air expiré, à condition que celui-ci soit conforme à un type homologué.
Les éthylomètres sont soumis à une réglementation métrologique portant notamment sur leur conception, leur vérification et leur utilisation.
La vérification périodique est en principe annuelle. Pour les appareils neufs, certaines vérifications peuvent être omises pendant les cinq premières années sous les conditions prévues par la réglementation.
Des erreurs maximales tolérées sont également prévues lors des contrôles métrologiques. Elles sont notamment fixées à :
- 0,032 mg/L pour les concentrations inférieures à 0,400 mg/L ;
- 8 % de la valeur mesurée pour les concentrations comprises entre 0,400 et 2,000 mg/L ;
- des valeurs particulières pour les concentrations supérieures.
Ces marges correspondent à des tolérances métrologiques définies par la réglementation applicable aux éthylomètres.
La Cour de cassation a précisé que le juge doit vérifier qu’il a été tenu compte de ces marges d’erreur maximales lorsqu’il interprète le résultat d’une mesure effectuée par éthylomètre.
Prise de sang et dosage sanguin de l’éthanol
L’analyse sanguine constitue une méthode directe de détermination de la concentration d’éthanol dans l’organisme.
Le prélèvement utilisé en toxicologie médico-légale est du sang total. Il ne doit pas être confondu avec le plasma ou le sérum utilisés pour certaines analyses biologiques hospitalières.
L’éthanol étant principalement réparti dans l’eau corporelle, sa concentration dépend de la proportion d’eau contenue dans la matrice analysée. Le plasma et le sérum contiennent davantage d’eau que le sang total ; leur concentration en éthanol est donc généralement supérieure à celle mesurée simultanément dans le sang total.
Les études rapportent en moyenne un rapport plasma ou sérum/sang total voisin de 1,1 à 1,2, avec une variabilité individuelle. Une concentration d’éthanol plasmatique ne peut donc pas être assimilée directement à une alcoolémie légale exprimée dans le sang total.
Méthodes analytiques
Le dosage médico-légal de l’éthanol peut notamment être effectué par chromatographie en phase gazeuse, technique qui permet de séparer et de quantifier les composés volatils présents dans un échantillon.
La chromatographie en phase gazeuse avec analyse de l’espace de tête, ou headspace gas chromatography, constitue une méthode de référence en toxicologie médico-légale pour le dosage de l’éthanol et d’autres substances volatiles.
En France, la chromatographie en phase gazeuse est expressément autorisée pour la recherche et le dosage de l’alcool dans le sang. Des textes réglementaires ont également décrit des méthodes de dosage reposant sur l’oxydoréduction au dichromate de potassium.
Procédure française de prélèvement
Lorsqu’une vérification médicale, clinique et biologique est mise en œuvre en France, le Code de la santé publique prévoit un examen clinique et une prise de sang.
La prise de sang peut être effectuée par un médecin, un interne, un étudiant en médecine autorisé dans les conditions prévues par la loi ou un infirmier. Elle doit intervenir dans le délai le plus court possible après l’infraction ou l’accident et, sauf cas particuliers, dans un délai maximal prévu par la réglementation.
Le sang prélevé est réparti entre deux échantillons étiquetés et scellés. Le second échantillon permet notamment la réalisation éventuelle d’une analyse de contrôle.
L’intéressé peut demander une analyse de contrôle dans les conditions et délais prévus par le Code de la santé publique.
Dépistage et vérification dans le contrôle routier français
Le droit français distingue les épreuves de dépistage de l’imprégnation alcoolique et les vérifications destinées à établir la preuve de l’état alcoolique.
Le dépistage par l’air expiré est réalisé au moyen d’un éthylotest chimique ou électronique conforme aux exigences réglementaires.
Lorsqu’un dépistage permet de présumer l’existence d’un état alcoolique, lorsque le conducteur refuse le dépistage ou lorsqu’une incapacité physique médicalement constatée empêche sa réalisation, une vérification destinée à établir la preuve de l’état alcoolique est effectuée.
Cette vérification peut être réalisée :
- au moyen d’un éthylomètre homologué ;
- au moyen d’analyses ou d’examens médicaux, cliniques ou biologiques, comprenant notamment une prise de sang lorsqu’elle est nécessaire.
Le recours préalable à un éthylotest n’est pas systématiquement nécessaire. Dans le cadre de certains contrôles, les officiers ou agents de police judiciaire peuvent procéder directement à des vérifications destinées à établir l’état alcoolique, y compris en l’absence d’infraction ou d’accident.
Lorsqu’une vérification est effectuée par éthylomètre, le résultat est immédiatement notifié à la personne contrôlée. Celle-ci doit être informée de la possibilité de demander un second contrôle. Lorsqu’il est demandé, ce second contrôle est de droit et doit être effectué immédiatement après vérification du bon fonctionnement de l’appareil.
Alcool résiduel dans la bouche
L’analyse de l’air expiré peut être temporairement influencée par la présence d’éthanol dans la cavité buccale.
Ce phénomène est appelé alcool buccal ou mouth alcohol. Il peut notamment survenir immédiatement après :
- la consommation d’une boisson alcoolisée ;
- l’utilisation d’un bain de bouche contenant de l’éthanol ;
- l’utilisation de certains produits contenant de l’alcool ;
- une régurgitation ou un reflux gastrique contenant de l’alcool.
Dans ces situations, l’alcool présent localement dans la bouche peut entraîner pendant une courte période une concentration mesurée dans l’air expiré supérieure à celle provenant uniquement des échanges entre le sang et les poumons.
Une étude portant sur un bain de bouche alcoolisé a ainsi observé des mesures positives pendant les premières minutes suivant son utilisation, puis une disparition de cet effet après un certain délai.
Pour limiter ce phénomène, les procédures de contrôle prévoient généralement un délai avant la mesure probatoire.
En France, la réglementation relative aux éthylomètres prévoit des indications concernant le délai devant séparer l’absorption d’un produit d’une mesure par éthylomètre. Selon la catégorie d’appareil, ce délai peut notamment être de trente minutes ou être réduit sous certaines conditions.
La Cour de cassation a toutefois jugé que la seule absence d’un délai de trente minutes ne rend pas automatiquement la mesure irrégulière. L’influence éventuelle d’un produit récemment absorbé doit être appréciée au regard des circonstances de l’espèce.
Substances susceptibles d’interférer avec l’analyse de l’air expiré
La sélectivité des appareils dépend de la technologie utilisée.
Les capteurs à semi-conducteur peuvent réagir à différents composés organiques volatils et sont généralement moins spécifiques de l’éthanol.
Les cellules électrochimiques présentent une meilleure sélectivité, mais peuvent notamment réagir à certains autres alcools de faible masse moléculaire.
Les appareils utilisant l’absorption infrarouge peuvent être sensibles à des molécules présentant des caractéristiques spectrales voisines. L’utilisation de plusieurs longueurs d’onde ou l’association de plusieurs technologies permet de réduire ces interférences.
La présence éventuelle d’une substance interférente constitue l’une des raisons pour lesquelles les appareils destinés aux mesures probatoires sont soumis à des exigences de sélectivité, de contrôle métrologique et de vérification plus strictes que les appareils de simple dépistage.
Autres méthodes biologiques
La présence ou la consommation d’alcool peut également être recherchée dans d’autres matrices biologiques.
Urine
L’éthanol peut être mesuré dans les urines. La concentration urinaire dépend cependant de la cinétique d’absorption et d’élimination de l’alcool ainsi que du moment où la vessie a été vidée. Elle ne correspond donc pas directement à la concentration sanguine au moment du prélèvement.
Certains métabolites de l’éthanol, tels que l’éthylglucuronide (EtG) ou l’éthylsulfate (EtS), peuvent être détectés plus longtemps que l’éthanol lui-même et servent principalement à mettre en évidence une consommation antérieure.
Cheveux
L’EtG peut également être recherché dans les cheveux. Cette analyse est utilisée pour évaluer une consommation répétée ou chronique sur une période de plusieurs semaines ou plusieurs mois. Elle ne permet pas de déterminer une alcoolémie à un instant précis.
Mesure transdermique
Des dispositifs transdermiques peuvent détecter l’éthanol éliminé à travers la peau. Ils sont notamment utilisés dans certains dispositifs de surveillance continue.
La concentration transdermique présente cependant un décalage temporel par rapport aux concentrations sanguine et respiratoire en raison du temps nécessaire au passage de l’éthanol à travers les tissus et la peau. Ces dispositifs sont donc principalement utilisés pour suivre l’évolution d’une consommation plutôt que pour déterminer directement une alcoolémie instantanée.
Ces différentes méthodes ne font pas partie, en France, des moyens habituellement prévus par le Code de la route pour établir directement l’état alcoolique d’un conducteur lors d’un contrôle routier, lequel repose principalement sur l’analyse de l’air expiré ou sur les vérifications médicales, cliniques et biologiques prévues par la réglementation.
Comparaison des principales méthodes
| Méthode | Échantillon ou observation | Résultat et usage principal |
|---|---|---|
| Examen comportemental | Comportement et fonctions psychomotrices | Indices d’altération ; orientation clinique ou policière |
| Éthylotest chimique | Air expiré | Dépistage par rapport à un seuil |
| Éthylotest électronique | Air expiré | Dépistage qualitatif ou quantitatif selon l’appareil |
| Éthylomètre | Air expiré profond | Concentration en mg/L ; mesure quantitative ou probatoire |
| Analyse sanguine | Sang total | Concentration en g/L ; mesure médico-légale |
| Analyse urinaire | Urine | Éthanol ou métabolites ; recherche d’une consommation |
| Analyse capillaire | Cheveux | Métabolites ; consommation antérieure ou chronique |
| Capteur transdermique | Éthanol diffusant à travers la peau | Suivi temporel ; surveillance continue |
La notion de « contrôle de l’alcoolémie » recouvre ainsi des méthodes dont les finalités sont différentes. Les observations comportementales recherchent les conséquences fonctionnelles d’une intoxication ; les éthylotests servent principalement au dépistage ; les éthylomètres mesurent la concentration d’alcool dans l’air expiré ; et l’analyse de sang mesure la concentration d’éthanol dans le compartiment sanguin. Leur valeur médicale ou juridique dépend du type d’appareil, de la méthode analytique utilisée et du cadre réglementaire applicable.
Sources et références
- Légifrance, Code de la route et Code de la santé publique relatifs au dépistage et à la vérification de l’état alcoolique.
- National Highway Traffic Safety Administration, ressources relatives aux Standardized Field Sobriety Tests.
- PubMed, publications scientifiques relatives à la mesure de l’éthanol dans le sang et l’air expiré.
- PubMed Central, publications consacrées aux technologies de mesure de l’alcool dans l’air expiré.
- Cour de cassation, jurisprudence relative aux contrôles d’alcoolémie et aux éthylomètres.
